Travaillera-t-on encore en 2040 ? Partie 2
Contrairement aux idées reçues, le travail n’est ni un contrat, ni un bureau, ni une fiche de paie. C'est un effort consenti contre une récompense, qu’elle soit financière, sociale, symbolique ou identitaire, comme l’ont montré de nombreux travaux en sociologie du travail et en économie…
Redéfinir ce que travailler veut dire
Contrairement aux idées reçues, le travail n’est ni un contrat, ni un bureau, ni une fiche de paie. C'est un effort consenti contre une récompense, qu’elle soit financière, sociale, symbolique ou identitaire, comme l’ont montré de nombreux travaux en sociologie du travail et en économie comportementale.
C’est un rite anthropologique ancien, presque universel. Depuis la cueillette des fruits jusqu’aux négociations commerciales complexes, la logique reste la même : un effort consenti en échange d’une récompense, avec une évolution progressive des formes mais une constance du mécanisme fondamental de reconnaissance et de survie collective.
Mais en 2040, quel sera cet effort ? Et bien, il ne sera plus majoritairement productif au sens classique. Il sera relationnel, émotionnel, et peut-être dans certains cas, symbolique, car les tâches strictement productives sont déjà celles qui s’automatisent le plus vite. Concevoir, comprendre un système plutôt que d'être expert d’un seul silo, convaincre, inspirer, créer de la confiance, relier des individus et des systèmes hétérogènes deviendra plus central que produire ou exécuter, comme le confirment les projections sur l’évolution des compétences dites « non automatisables ».
Les machines orchestrent déjà la logique.
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