+de 80% des dirigeants ne savent pas exploiter la data. Et vous ?
Il y a quelque chose de profondément paradoxal dans la façon dont les dirigeants regardent la data. Ils savent qu’elle est partout, qu’elle structure chaque seconde du monde, qu’elle irrigue leurs entreprises sans qu’ils ne la voient.
Ils savent que leurs clients en produisent plus en une minute qu’en une année il y a vingt ans. Ils savent qu’un simple GPS, un like, une recherche Google, une visite de page produit autant de signaux qu’une semaine de prospection à l’ancienne.
Et pourtant… ils continuent de la considérer comme un sujet secondaire.
Immatériel, impalpable, secondaire voire presque anecdotique. Je remarque même que ce sont les dirigeants « commerciaux » qui sont le plus sceptique : « Rien ne remplace l’énergie et la motivation humaine ». C’est aussi FAUX que VRAI !
Comme si ce qui ne se touchait pas n’existait pas vraiment. Comme si la valeur devait toujours avoir un poids.
C’est le grand malentendu : la data n’a pas de masse, mais elle a une puissance gravitationnelle.
La data est liquide, mais pas solide !
La data a ceci de déroutant qu’elle ne ressemble à aucune des matières premières que les dirigeants ont apprises à maîtriser. Elle ne s’empile pas comme un stock, ne se déplace pas comme une marchandise, ne s’amortit pas comme un équipement.
C’est vrai. Elle vit dans un autre plan. Un plan où les choses n’existent pas par leur présence physique, mais par leur circulation. Un plan où ce qui semble intangible est en réalité décisif.
Pendant des décennies, nous avons été formés à manager le solide. La data elle, avec sa légèreté presque insolente, glisse, sans qu’on sache vraiment quoi en faire.
Nous avons oublié que certaines choses, pour être puissantes, n’ont pas besoin d’être lourdes.
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